How long is forever

16 September, 2020 garage29 GINCUBATOR

« Le prototype d’une « chose » est une pierre : nous pouvons nous demander où elle sera demain. Tandis qu’un baiser est un « événement ». Se demander où se trouvera le baiser demain n’a pas de sens. Le monde est fait de réseaux de baisers, pas de pierres. » ‘L’ordre du temps’, Carlo Rovelli

Notre mouvement bouge autour du concept du temps. Comme mémoire, pour le passé. Comme anticipation, pour le futur. Mais le temps n’est pas une ligne et le monde n’est pas si solide et continu, comme le voulait la physique classique. Comment ce concept peut-il se traduire dans nos vies ? Au niveau de l’action scénique nous travaillerons sur ce moment flou entre un événement et un autre. L’attente, l’hésitation, l’incertitude. La perte du fil, de l’attention, de l’orientation, de la mémoire. Du sens
même. Pour les mots, on s’inspire des textes du physicien Carlo Rovelli mais aussi de l’écriture d’Edouard Levé, Anton Tchekhov et Anne Carson. Pour les corps, on explore un mouvement qui ne va nulle part. Des oscillations, des fluctuations, des rebondissements, des glissements. Un corps sans but. Un corps qui cherche, qui essaye, qui ne sait pas encore.

Dans cet interstice de vulnérabilité, n’y aurait-il pas l’essence même ce que veut dire « humain » ? « Nous sommes plus complexes que ce que nos facultés mentales peuvent appréhender. L’hypertrophie de nos lobes frontaux est importante, elle nous a permis d’arriver sur la Lune, de découvrir les trous noirs, et de savoir que nous sommes les cousins des coccinelles. Mais elle ne suffit pas encore à nous éclairer sur nous-mêmes. » L’ordre du temps’, Carlo Rovelli

How long is for ever ? demande Alice au Lapin Blanc. Peut-être seulement une seconde, répond-il.

 


Créé et interprété par Maribeth Diggle, Lisi Estaras et Yohan Vallée
Dramaturgie et mise en scène de Gaia Saitta

Ⓒ Betty Goodwin, Seated figure with red angle (1988)

 

Un certain printemps

15 September, 2020 garage29 GINCUBATOR

Un certain printemps est une pièce dansée qui part de l’intime en se construisant avec la musique du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky et non sur cette dernière. Ce solo offre une traversée où le danseur est au croisement d’une mémoire transgénérationnelle : s’y dessine la rencontre imaginaire entre un jeune homme et ses parents (ici représenté par deux grandes photographies) eux-mêmes figés dans leur jeunesse.

Porté par cette partition en clair-obscur, le solo passe au crible les événements qui nous construisent, les émotions qui nous traversent, les fêlures qui nous habillent. L’interprète explore les chemins noirs pour mieux tracer les limites entre la recherche personnelle (l’intime, le genre, la sexualité) et l’existence de l’Homme au cœur de la société ; bâtir son présent avec comme allié, le passé. Dès lors, les gestes premiers deviennent des signatures indéfectibles, des armes indélébiles.

La performance oscille entre pudeur et impudeur, vulnérabilité et violence. C’est aussi faire la lumière sur les ténèbres du monde qui nous entourent et qui influent sur nos lignes de vie.

Un certain printemps est une quête émancipatrice, où la convocation des souvenirs et des expériences accomplies permettent de se prémunir de l’aridité du monde, et d’y prendre part de tout son être. Singulier.

 


Chorégraphie, scénographie et interprétation : Yohan Vallée
Dramaturgie : Gaia Saitta
Chargée de la diffusion : Camille Cabanes
Création sonore : Nicolas Rouleau

PARTENAIRES :

Production : Appel d’Air
Partenaires : L’étoile du nord, scène conventionnée d’intérêt national art et création pour la danse, Paris – Regard du Cygne, Paris – Danse Dense, Paris – Le Silo, Méreville – Le 37e Parallèle, Tours – Le Plessis théâtre, La Riche – Garage29, Bruxelles

Mise à disposition de studio : CND, Pantin – Point Éphémère, Paris – Les Ballets C de la B, Gand

La compagnie est accompagnée par Danse Dense

Ⓒ Alona Martier

 

Charlie Cattrall & Carolina Maciel de França – Carol e Carlo

14 September, 2020 garage29 GINCUBATOR

Carolina Maciel de França, autrice, performeuse, conseillère artistique, mère et modératrice,

Et Charlie Cattrall, acteur, performeur, réalisateur, danseur, écrivain et professeur,

Ensemble, il·elle viennent poser des questions sur comment les gens peuvent réellement communiquer les uns avec les autres, en prenant comme point de départ leur propre rencontres et conversations.

Cette recherche initiale s’intéresse à comment nous rencontrons, au-delà des histoires que nous nous racontons à propos de chacun·e, derrière les histoires qui nous ont endoctrinées à voir le monde d’une certaine manière, qui limitent notre vision de nous-mêmes et des autres.

Pour voir le mystère en chacun de nous, dans toutes ses multiples directions et possibilités, tout en continuant de reconnaître comment nous percevons et d’où nous venons.

Avec un profond désir de découvrir comment nous voyons réellement, de voir mieux et avec plus de connections de complexités.

Enfin, pour danser, évidemment, pour danser !

Voici les thèmes qui pourraient ou non être abordés :

–          Mixtapes, collage, playlist, fragments que nous trouvons en voyage, psychogéographie, migration, ancêtre, colonialisme, réductionnisme, suprématie construite,

–          Super-héros gays, l’organisation du pouvoir au travers de la violence pour le bien du profit, le Sūtra du Cœur, Le Tétralemme, « The Danger of a Single Story » ( Le danger de la simple histoire), Malentendu, Pela Historem – Miscigenaçao ( relations mixtes- Pouvoir du Brésil ), Inde, Violence et attentes, rabat-joie,

–          Méditation chamanique, musique, techno, Minha Vida em música,

–          Spiritualité et les arts, Afrofuturisme, les imprévisibilité et la beauté de la vie de tous les jours




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