Sabina Scarlat est l’initiatrice et coordinatrice artistique du lieu et projet Metarage. Elle est d’abord une artistes danseuse, perfromeuse et chorégraphe. Elle s’est formée à la danse classique au Conservatoire national de Bucarest. Puis comme autodidacte en danse contemporaine à Bruxelles. Elle est également diplômée en psychologie de l’Université Libre de Bruxelles (ULB).

Comme créatrice, elle aime faire émerger des chorégraphies à partir de matières premières ou d’objets quotidiens.  Sa première création, UNIFORME (2017) – met en scène la symbiose de deux femmes dont la danse joyeuse démolit un grand décor sculpté dans le sable.

Entre 2020 et 2023, elle collabore sur des créations initiées par d’autres : MATCH 2 avec Vilma Pitrinaite — où deux femmes parviennent à se solidariser en maintenant une compétition féroce qui se joue des manifestations les plus subtiles de la concurrence et BALEC avec Chloé Beillevaire — qui explore les stéréotypes féminins et masculins avec de simples paires de collants.

A partir de 2024, elle entame RAW, un projet soutenue par une bourse de recherche de la Fédération Wallonie-Bruxelles, une coproduction de Charleroi-Danse. RAW s’empare du rire comme matériau artistique et comme expérience collective. Le rire traverse les corps, bouleverse la respiration, contamine comme une onde qui se propage. Il devient ici un langage scénique et universel, capable de rassembler des personnes d’horizons et de cultures différentes et aborder les sujets les plus sérieux de manière ludique et cathartique. 

RAWORKSHOP

Atelier de rire et mouvement 

Des études ont montré que les chimpanzés, les bonobos, les gorilles et même les rats émettent des sons proches du rire lorsqu’ils jouent ou sont chatouillés. Ces manifestations révèlent que le rire appartient à une mémoire biologique plus vaste que la seule humanité. Certains artistes et chercheurs évoquent le rire comme une forme de vibration sonore primitive, proche d’un chant archaïque ou d’une onde qui nous traverse.

Le rire agit sur la respiration, sur le diaphragme, sur la chimie du corps. Il libère des tensions, favorise la circulation sanguine, active les muscles invisibles. En s’emparant de cette dimension physiologique, la recherche chorégraphique vise à donner à voir et à ressentir le rire comme une forme de soin, une manière d’habiter son corps différemment.

Depuis 2024, plusieurs rencontres et résidences autour du rire, inspirées par certaines pratiques comme le yoga du rire, m’ont permis d’expérimenter, des exercices collectifs : respirer ensemble, provoquer un rire factice jusqu’à ce qu’il devienne communicatif, amplifier les vibrations du souffle, transformer une série de hoquets en une sorte de chant commun. Ces expériences m’ont montré à quel point le rire agit puissamment sur le corps : il oxygène, il ouvre un espace de disponibilité et de joie. J’ai pu constater la force de cette contagion : très vite, un rire isolé devient collectif, traverse le groupe et modifie l’ambiance entière de la rencontre.

Spontané, nerveux, communicatif, le rire peut nous aider à se relâcher et désapprendre, à bouger et explorez le mouvement plus librement.  Cet atelier propose un espace ludique et sensoriel à travers des jeux d’improvisation, des exercices d’écoute, de respiration et de contact.

Au-delà du jeu, cet atelier propose un espace de désobéissance douce, où le rire devient un acte de résistance joyeuse. Ici, le rire déborde, prend place, renverse la honte. Il devient un outil de réappropriation du corps, du geste, de l’espace. Un rire qui libère au lieu de contrôler, qui rassemble au
lieu d’exclure.

Aucune compétence en danse requise — juste l’envie d’être là, curieux·se, disponible, prêt·e à expérimenter.

Inscription et infos :
contact@metarage.be

18 avril de 11h30 à 13h à Metarage

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