16/05   7PM

AMINA ABOUERGHAR + LINORA DINGA + MEHDI MOJAHID + SB34

Trois chorégraphes accompagné.es par Metarage se prêtent au jeu d’une co-résidence de deux semaines pour aboutir à un événement publique.

Mélange de trois univers artistiques, un goût prononcé pour la musique, les rythmes, les samples. Une envie de se frotter au travail du texte, à l’écriture et à l’obsession du mot.  Quelque chose se répète comme autant de ricochets qui triangulent entre ces trois artistes hypnotiques. Leur rencontre fleur de sel se laisse flotter sur la marée haute d’une ouverture de festival et dériver sans gravité sur le vernissage d’une exposition de 10 artistes proposé.es par SB34.  

Linora Dinga est une artiste au riche héritage culturel (russe, congolais, géorgien, polonais). Née en Russie, elle grandit au Congo, au Kazakhstan puis au Portugal. Formée en danse à l’Escola Superior de Dança, elle développe une pratique nourrie de contemporain, jazz et afro-contemporain, avant d’élargir son travail au théâtre, au jeu à l’écran et à la performance.

Installée en Belgique, elle crée le solo Act, Interrupted, inspiré de son expérience de corps migrant face aux mécanismes bureaucratiques. Elle y explore l’attente, la désorientation et des formes discrètes de résistance. La pièce est présentée à l’Ithaka Festival et au Tilburg in Motion Festival, et elle est finaliste du Prix Roel Verniers au heT TheaterFestival.

Pour Linora, le corps est indissociable des réalités politiques qu’il traverse. Elle le conçoit comme un espace d’expression capable de porter des récits culturels, de franchir les frontières et de se transformer en geste à la fois poétique et politique.

Amina Abouelghar (elle) est danseuse et chorégraphe, travaillant entre Bruxelles et Le Caire depuis l’obtention de son diplôme du CCDC au Caire en 2019. En 2023, elle crée son premier solo, Young Dreams, présenté au NEXT Festival, aux Chorégraphiques (Vevey) et au Festival de la Cité.

Elle fait partie du duo international de danse Nafaq, dont le travail a notamment été présenté au Festival de Marseille, au D-CAF, à l’Indiscipline Festival (WIELS) et à la Triennale di Milano. Animée par une fascination pour la musique et le rythme — et par les interactions entre danse et son — elle collabore régulièrement avec des musicien·nes pour développer de nouveaux langages performatifs.

Mehdi Mojahid est chorégraphe, danseur et performeur basé à Bruxelles. Après des résidences entre Montréal, Berlin, Marseille et Bruxelles, il développe une pratique où la chorégraphie devient un outil critique pour interroger identités, récits et leur inscription dans les corps. Ses pièces — Danse de Silence, Hagioscope, FUCK SOMA : addiction et assimilation — explorent les tensions entre héritages culturels, normes sociales et désirs de réinvention.

Cette réinvention passe par une réappropriation des gestes et des récits, qu’il détourne pour ouvrir d’autres possibles. Parallèlement, il collabore comme interprète et chorégraphe avec notamment Romeo Castellucci, Olivier Py ou Rafael R. Villalobos, ainsi qu’avec la scène drag et cabaret bruxelloise.

Inscrit dans une recherche au long cours (bourse L’L, 2019–2024), il poursuit une méthodologie où création et recherche s’entrelacent. En 2025, il publie Tracer sa danse et développe un nouveau projet autour d’un duo de frères jumeaux, inspiré des figures de masculinité et de l’épisode des Lotophages dans l’Odyssée.

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